L’industrie des complĂ©ments alimentaires a connu une vĂ©ritable explosion ces derniĂšres annĂ©es. À en croire le marketing omniprĂ©sent sur le net, ils sembleraient tous indispensables, que l’on soit sportif amateur ou professionnel. Face Ă  ces promesses allĂ©chantes, on pourrait ĂȘtre tentĂ© d’acheter une multitude de produits dans l’espoir d’amĂ©liorer ses performances et d’obtenir de meilleurs rĂ©sultats. Cela reprĂ©sente un budget considĂ©rable, et selon l’utilitĂ© de certains complĂ©ments, cela en revient Ă  jeter son argent par la fenĂȘtre.

Cet article a pour objectif de t’aider Ă  y voir plus clair et Ă  faire les bons choix sur les complĂ©ments qui pourraient rĂ©ellement soutenir tes efforts et permettre d’optimiser ton alimentation. Mes recommandations reposent sur mon expĂ©rience personnelle, avec un regard aussi objectif que possible. AprĂšs avoir testĂ© divers complĂ©ments, en considĂ©rant leur impact sur la santĂ© ainsi que leur pertinence dans un budget rĂ©flĂ©chi.

Aucun complĂ©ment n’est indispensable ! Par sa dĂ©finition, un complĂ©ment a pour but de complĂ©ter une alimentation ne couvrant pas entiĂšrement les apports recommandĂ©s en micronutriments. C’est l’optimiser afin d’éviter les carences.

Aujourd’hui, notre alimentation est souvent moins qualitative et appauvrie en vitamines et minĂ©raux. C’est pourquoi j’estime qu’un soutien additionnel peut s’avĂ©rer plus que bĂ©nĂ©fique. Dans le meilleur des mondes, une alimentation variĂ©e et Ă©quilibrĂ©e suffirait Ă  couvrir tous les besoins, sans risquer des carences. En pratique, nous vivons dans un monde perfectible !

De plus, il faut distinguer les supplĂ©ments axĂ©s sur la performance – qu’elle soit cognitive ou physiologique – des complĂ©ments dĂ©diĂ©s Ă  la santĂ©, sur lesquels je vais principalement me concentrer dans cet article, en mettant en avant leur utilitĂ©.

Une derniĂšre chose importante Ă  rappeler avant d’entrer dans le vif du sujet : bien que je sois convaincue que certains complĂ©ments puissent ĂȘtre bĂ©nĂ©fiques pour la majoritĂ© d’entre nous, les besoins restent propres Ă  chacun. L’exposition aux carences en vitamines et minĂ©raux est rĂ©elle pour tous, mais il dĂ©pend de nombreux facteurs individuels.

Mes propos reposent sur mes observations et mes lectures, mais il appartient Ă  chacun d’évaluer son hygiĂšne de vie afin d’identifier les Ă©ventuelles carences et d’opter consciemment pour les complĂ©ments adaptĂ©s Ă  ses besoins avec le dosage adĂ©quat.

Les Oméga-3

Pour comprendre l’utilitĂ© de cette supplĂ©mentation, il faut savoir que les omĂ©ga forment une famille d’acides gras, comprenant les omĂ©ga-3, 6 et 9. Ces derniers, les omĂ©ga-9, sont des acides gras monoinsaturĂ©s que l’organisme peut produire seul Ă  partir d’autres graisses, ils sont donc « non essentiels ». En revanche, les omĂ©ga-3 et omĂ©ga-6 sont indispensables, car le corps ne peut pas les synthĂ©tiser : ils doivent donc ĂȘtre apportĂ©s par l’alimentation. Tous deux appartiennent Ă  la catĂ©gorie des acides gras polyinsaturĂ©s et sont essentiels mais en proportion diffĂ©rente.

IdĂ©alement, un ratio Ă©quilibrĂ© devrait se situer entre 1:1 Ă  1:4, soit une portion d’omĂ©ga-3 pour 1 Ă  4 portions d’omĂ©ga-6.
Cependant, notre alimentation occidentale actuelle est fortement déséquilibrée avec des ratios souvent compris entre 1:10 à 1:20 (voire plus) en faveur des oméga 6 !

Bien qu’un apport en omĂ©ga-6 soit nĂ©cessaire via l’alimentation, l’excĂšs favorise un Ă©tat inflammatoire chronique entraĂźnant notamment des douleurs articulaires, une augmentation du « mauvais » cholestĂ©rol, un risque cardiovasculaire accru et une rĂ©sistance Ă  l’insuline. Cette derniĂšre peut engendrer des troubles mĂ©taboliques et favoriser le stockage des graisses, contribuant ainsi Ă  la prise de poids.

Les omega-6 sont prĂ©sents dans certaines huiles vĂ©gĂ©tales (tournesol, maĂŻs, soja
), dans la viande, les Ɠufs et la volaille issus d’animaux nourris aux cĂ©rĂ©ales comme le maĂŻs. On les retrouve Ă©galement dans certains olĂ©agineux et surtout dans la majoritĂ© des produits transformĂ©s en raison de l’utilisation frĂ©quente d’huiles raffinĂ©es.

Les omĂ©ga-3, quant Ă  eux, jouent un rĂŽle essentiel dans la rĂ©duction des risques cardiovasculaires, l’amĂ©lioration des fonctions cognitives et le maintien d’une bonne santĂ© oculaire. Ils sont surtout connus pour leurs puissantes propriĂ©tĂ©s anti-inflammatoires.

On les retrouve principalement dans les poissons gras (maquereaux, sardines, anchois, saumon
), ainsi que dans de nombreux olĂ©agineux comme les noix, les noisettes et les amandes. Ils sont Ă©galement prĂ©sents dans certaines huiles vĂ©gĂ©tales, notamment celles de noix, de colza et de lin, ainsi que dans les Ɠufs issus de poules nourries aux graines de lin et dans la viande de bƓufs Ă©levĂ©s Ă  l’herbe.

L’élevage intensif ainsi qu’un mode de consommation axĂ© sur le « rapide et pratique » ont largement contribuĂ© Ă  dĂ©sĂ©quilibrer ce ratio. Aujourd’hui, l’apport en omĂ©ga-3 devient une prĂ©occupation majeure pour la santĂ©.
Il est essentiel de prendre conscience de ce que l’on consomme et de l’origine des aliments. On entend souvent que les Ɠufs sont bĂ©nĂ©fiques pour la santĂ© et je partage totalement cet avis. Toutefois, une nuance importante doit ĂȘtre apportĂ©e : un Ɠuf issu d’un Ă©levage en batterie n’a pas le mĂȘme profil nutritionnel qu’un Ɠuf provenant d’une poule Ă©levĂ©e au sol et nourrie aux graines de lin. Cette diffĂ©rence impacte directement la composition en acides gras de l’Ɠuf et donc l’équilibre des acides gras dans organisme.

Au regard des nombreux bienfaits des omĂ©ga-3, notamment pour leurs effets anti-inflammatoires bĂ©nĂ©fiques pour la pratique de la musculation et face au dĂ©sĂ©quilibre marquĂ© en faveur des omĂ©ga-6 dans notre alimentation, il ne fait aucun doute que se supplĂ©menter en omĂ©ga-3 est essentiel. Nous n’aurons jamais « trop » d’omĂ©ga-3 !

Peut-on combler le dĂ©sĂ©quilibre via l’alimentation uniquement ?

En thĂ©orie, c’est possible. En pratique, cela demande une attention rigoureuse quant aux sources alimentaires. Comme introduit plus haut, cela ne s’arrĂȘte pas Ă  juste consommer tel aliment, mais Ă  s’assurer de son mode de production et de son profil en acides gras.

On pourrait penser qu’il suffise de manger des poissons gras – riche en omĂ©ga-3 – pour assurer un apport suffisant chaque jour. Toutefois, une autre problĂ©matique Ă©merge : l’indice de toxicitĂ©.
Sans entrer dans les dĂ©tails d’un sujet vaste que je laisse aux experts qui en maĂźtrisent les tenants et les aboutissants, cette notion reste importante Ă  introduire. En effet, si l’on profite d’un meilleur ratio grĂące aux poissons gras, cela peut se faire en contrepartie d’une plus grande exposition aux mĂ©taux lourds.

C’est toujours une histoire de compromis
 Les ocĂ©ans Ă©tant aujourd’hui contaminĂ©s, les poissons Ă©voluant dans cet environnement le sont Ă©galement. Favoriser les petits poissons qui se trouvent en bas dans la chaĂźne alimentaire comme les sardines plutĂŽt que le saumon ou le thon, permet de limiter ces effets indĂ©sirables. Cependant, si une consommation quotidienne de maquereaux permet de rééquilibrer les omĂ©ga-3, cela entraĂźne Ă©galement une exposition Ă  d’autres substances toxiques Ă  long terme. Gardons-le Ă  l’esprit.

Aucun excĂšs n’est bĂ©nĂ©fique ! Si les poissons gras ne doivent pas ĂȘtre Ă©liminĂ©s de notre alimentation, il est nĂ©anmoins prĂ©fĂ©rable de les consommer avec modĂ©ration, Ă  raison de deux Ă  trois fois par semaine maximum.

Pour ces diverses raisons, je recommande vivement la supplĂ©mentation sous forme d’huile de foie de morue ou pour plus de facilitĂ©, sous forme de capsules. Pour s’assurer de choisir une bonne marque de complĂ©ment fiable et qualitative, il y a deux aspects Ă  considĂ©rer :

L’indice TOTOX
C’est est une mesure utilisĂ©e dans l’industrie des huiles, elle Ă©value leur Ă©tat d’oxydation global. Plus l’indice Totox est haut plus le niveau d’oxydation est important.
Ainsi, plus l’indice Totox est bas, mieux c’est. Il se rĂ©fĂšre Ă  une Ă©chelle allant de 0 Ă  +30, de 0-10 catĂ©gorisant une huile de bonne qualitĂ©, fraĂźche et non oxydĂ©e, et au-delĂ  de 30, une huile Ă  Ă©viter.

La qualité EPAX
Elle assure un procĂ©dĂ© de fabrication respectant des normes strictes en matiĂšre de qualitĂ© et de durabilitĂ©. Les poissons proviennent de sources certifiĂ©es – garantissant une pĂȘche responsable et un impact environnemental minimal. Ce fabricant assure Ă©galement une concentration optimale en omĂ©ga-3 en utilisant des techniques de purification avancĂ©es pour Ă©liminer les contaminants, tels que les mĂ©taux lourds !

Le collagĂšne

Le collagĂšne est une protĂ©ine essentielle qui joue un rĂŽle fondamental dans la structure et la rĂ©sistance des tissus de l’organisme. Il reprĂ©sente environ 30 % des protĂ©ines totales du corps humain et constitue l’élĂ©ment principal des tissus conjonctifs, que l’on retrouve notamment dans la peau, les os, les tendons, les ligaments, les cartilages et les vaisseaux sanguins.

Le collagĂšne n’est pas une seule et unique protĂ©ine, mais une « famille » de plusieurs types. On entend souvent parler des 4 types ayant des rĂŽles spĂ©cifiques dans l’organisme.

  • Le collagĂšne de type I : c’est le plus abondant dans le corps humain. Il assure la rĂ©sistance et la soliditĂ© des structures des os, des tendons, des ligaments et de la peau oĂč il contribue Ă©galement Ă  son Ă©lasticitĂ©.
  • Le collagĂšne de type II : se trouve principalement dans le cartilage, il joue un rĂŽle clĂ© dans la souplesse et la rĂ©sistance des articulations. Son intĂ©rĂȘt est dans la prĂ©vention et le soulagement des douleurs articulaires.
  • Le collagĂšne de type III : se trouve dans les vaisseaux sanguins et tout comme le type I, dans la peau. A diffĂ©rence que le type I procure principalement de rĂ©sistance et de la soliditĂ© tandis que le type III a comme rĂŽle complĂ©mentaire d’apporter de la souplesse et de l’élasticitĂ© aux structures.
  • Le collagĂšne de type IV : Il joue un rĂŽle plus spĂ©cifique en formant une structure appelĂ©e la membrane basale, qui sert de support et de sĂ©paration entre diffĂ©rents types de tissus.

Le collagĂšne est naturellement prĂ©sent dans certains aliments d’origine animale, principalement dans les viandes riches en tissus conjonctifs (comme les morceaux Ă  mijoter), la peau de poisson et la peau de volaille, la gĂ©latine alimentaire (qui provient des tissus conjonctifs des bovins et cochons) et des bouillons d’os, obtenus par la cuisson lente des os et des cartilages.

Le corps est capable de produire son propre collagĂšne Ă  partir des acides aminĂ©s essentiels (notamment la glycine, la proline et l’hydroxyproline) issus des protĂ©ines alimentaires, et avec l’aide de vitamines et de minĂ©raux, comme la vitamine C, le zinc et le cuivre.

Avec l’ñge, dùs 25-30 ans, la production naturelle ralentit progressivement.

En tant que pratiquants de musculation, nos articulations, tendons et muscles sont constamment mis Ă  l’épreuve. A l’ùre des annĂ©es 2000 et au-delĂ , rares sont ceux qui prennent encore le temps de prĂ©parer des bouillons d’os ou de mijoter des viandes pendant des heures, comme le faisaient nos grands-parents. On prĂ©fĂšre les belles piĂšces de viande, comme le filet jugĂ© plus qualitatifs mais pourtant moins nutritifs.

Avec une alimentation pauvre en collagĂšne et une pratique sportive sollicitant intensĂ©ment nos structures articulaires, le tout accentuĂ© par les effets du vieillissement, la complĂ©mentation en collagĂšne me semble ĂȘtre une Ă©vidence.

Lequel choisir ?
Avec toutes les sources et appellations disponibles sur le marchĂ©, il est parfois difficile de s’y retrouver. Il faut opter pour du collagĂšne hydrolysĂ© : il a Ă©tĂ© fragmentĂ© en plus petites particules, ce qui le rend plus facile Ă  absorber et Ă  utiliser par l’organisme.
Les termes dĂ©signant le collagĂšne peuvent varier – collagĂšne hydrolysĂ©, hydrolysat de collagĂšne, peptides de collagĂšne – mais en rĂ©alitĂ© ils reprĂ©sentent le mĂȘme produit.

Le collagĂšne peut ĂȘtre issu de sources bovines ou marines, avec comme diffĂ©rence les types de collagĂšne qui les composent. Le collagĂšne bovin est riche en types I et III, tandis que le collagĂšne marin est principalement composĂ© de type I, bien que certaines sources marines contiennent aussi du type II.

Pour ma part, j’ai longtemps consommĂ© du collagĂšne bovin avant d’essayer la source marine. Pour cause, elle semblerait mieux assimilĂ©e par l’organisme grĂące Ă  une biodisponibilitĂ© supĂ©rieure (ses protĂ©ines sont dĂ©composĂ©es en fragments plus petits, facilitant leur absorption). Aujourd’hui, j’alterne entre le collagĂšne bovin et marin afin de profiter des diffĂ©rents types qu’ils apportent.

On trouve le collagĂšne sous forme de poudre ou de gĂ©lules, peu importe la source choisie. Prendre du collagĂšne sous forme de gĂ©lules peut ĂȘtre plus contraignant, en raison du grand nombre Ă  avaler pour atteindre la quantitĂ© journaliĂšre recommandĂ©e. La version en poudre me paraĂźt plus pratique : elle se dose facilement et s’intĂšgre aisĂ©ment dans une boisson ou un repas.

La Vitamine D

La vitamine D est bien plus qu’une simple vitamine, elle joue un rĂŽle essentiel dans de nombreux processus physiologiques. Son rĂŽle principal est de favoriser l’absorption du calcium et du phosphore qui ont un rĂŽle Ă©lĂ©mentaire pour la soliditĂ© des os et des dents. Ainsi, une carence peut entraĂźner une fragilitĂ© osseuse, augmentant les risques d’ostĂ©oporose et de fractures.
La vitamine D a Ă©galement un impact majeur sur le systĂšme immunitaire, en amĂ©liorant la rĂ©sistance aux infections et en rĂ©duisant l’inflammation.

Une grande partie de la population souffre de carence en vitamine D, en particulier dans les pays Ă  faible ensoleillement et durant la saison hivernale.
En effet, le corps humain est capable de synthĂ©tiser cette vitamine lorsqu’il est exposĂ© au soleil. Cependant la production dĂ©pend de plusieurs facteurs : la saison, la latitude, la pigmentation de la peau, ainsi que le temps passĂ© Ă  l’extĂ©rieur et la surface totale du corps exposĂ©e.
C’est pourquoi en hiver, la production de vitamine D est gĂ©nĂ©ralement insuffisante, surtout dans nos pays francophones oĂč le soleil se fait plus rare.

CĂŽtĂ© alimentation, la vitamine D se trouve principalement dans les poissons gras (saumon, maquereau, sardines), le foie, les Ɠufs et les produits laitiers enrichis. D’ailleurs, si l’industrie enrichit ses produits en vitamine D pour aider les consommateurs Ă  couvrir leurs besoins, c’est bien la preuve de l’importance de cette vitamine, non ?

Face au manque d’exposition au soleil et Ă  une alimentation ne couvrant pas suffisamment les besoins en vitamine D, une supplĂ©mentation semble nĂ©cessaire et bĂ©nĂ©fique pour une grande partie de la population. Notamment pour prĂ©venir les maladies hivernales passagĂšres grĂące Ă  ses effets qui renforcent le systĂšme immunitaire.

Il existe deux formes de vitamine D : la D2 et la D3. La vitamine D2 provient principalement des sources vĂ©gĂ©tales, comme les champignons exposĂ©s aux UV, tandis que la vitamine D3 d’origine animale (poissons gras, foie de morue) est Ă©galement produite naturellement par la peau lorsqu’elle est exposĂ©e au soleil.

En supplĂ©mentation, la vitamine D3 est gĂ©nĂ©ralement privilĂ©giĂ©e, car elle est mieux absorbĂ©e par l’organisme et reste plus longtemps dans le corps, ce qui en fait la forme la plus efficace pour augmenter les niveaux sanguins de vitamine D.

Je recommande une supplĂ©mentation continue tout au long de l’annĂ©e, en particulier dans le cas oĂč l’on vit dans des pays peu ensoleillĂ©s ou que l’on ne s’exposes pas rĂ©guliĂšrement au soleil.
Les « cures » de vitamine D qui sont souvent prescrites sur une pĂ©riode courte et surdosĂ©es –  ne suffisent pas Ă  maintenir des niveaux optimaux Ă  long terme. Le corps n’est pas capable d’assimiler une telle quantitĂ© de vitamine D d’un seul coup. Il est bien plus efficace de prendre de moindres doses mais de maniĂšre rĂ©guliĂšre et sur une pĂ©riode prolongĂ©e pour garantir une absorption optimale.

Le Magnésium

Le magnĂ©sium est un minĂ©ral essentiel qui intervient dans plus de 300 rĂ©actions enzymatiques au sein de l’organisme.

Il participe au bon fonctionnement musculaire en aidant Ă  prĂ©venir les crampes, les tensions et en favorisant la rĂ©cupĂ©ration aprĂšs l’effort. Sur le plan mĂ©tabolique, il intervient dans la production d’énergie et aide Ă  lutter contre la fatigue. Mais il a Ă©galement un rĂŽle dans le fonctionnement du systĂšme nerveux en rĂ©gulant l’activitĂ© et en favorisant la relaxation. Il agit sur la production de cortisol et limite les effets du stress chronique et enfin, il est essentiel dans la santĂ© osseuse car il facilite la fixation du calcium.

On retrouve le magnĂ©sium dans de nombreuses sources alimentaires, comme dans les olĂ©agineux et notamment les amandes, les noix de cajou et les noisettes ou encore dans les graines de courge, de tournesol et de lin. Mais aussi dans les lĂ©gumineuses comme les lentilles, les pois chiches et les haricots rouges et dans certaines cĂ©rĂ©ales complĂštes telles que le riz complet, le quinoa, l’avoine et le sarrasin. Parmi les fruits et lĂ©gumes : la banane, les Ă©pinards, l’avocat, la betterave et la patate douce contiennent des quantitĂ©s intĂ©ressantes. Certains poissons et fruits de mer comme le maquereau, les sardines et la morue sont aussi de bonnes sources de magnĂ©sium. Le cacao brut en apporte Ă©galement. Enfin, certaines eaux minĂ©rales permettent un apport complĂ©mentaire non nĂ©gligeable.

Le sportif est plus susceptible de souffrir d’une carence en magnĂ©sium en raison de l’augmentation de ses besoins liĂ©s Ă  l’effort physique : une perte accrue de magnĂ©sium via la sueur et les urines ainsi qu’une rĂ©cupĂ©ration plus exigeante.

MĂȘme si les sources de magnĂ©sium sont multiples, l’alimentation moderne riche en produits transformĂ©s et appauvrie en minĂ©raux, combinĂ©e Ă  un mode de vie stressant, Ă©puise rapidement les rĂ©serves optimales. Une carence en magnĂ©sium peut se manifester par une irritabilitĂ© accrue, des palpitations ou une sensation de tension nerveuse, mais aussi par des symptĂŽmes nuisant directement Ă  la performance sportive, comme une fatigue chronique, des crampes musculaires, des troubles du sommeil associĂ©s Ă  une rĂ©cupĂ©ration insuffisante.

De plus, en raison des pertes plus importantes liĂ©es Ă  l’activitĂ© physique et pour son rĂŽle essentiel Ă  la rĂ©cupĂ©ration, tout sportif me semblerait tirer bĂ©nĂ©fice d’une complĂ©mentation.

De nombreuses formes de magnĂ©sium se trouvent sur le marchĂ©, l’objectif Ă©tant de choisir une forme bien assimilĂ©e par l’organisme.

  • Le bisglycinate de magnĂ©sium est particuliĂšrement bien tolĂ©rĂ© et recommandĂ© pour amĂ©liorer le sommeil et la gestion du stress.
  • Le malate de magnĂ©sium est prĂ©fĂ©rable pour soutenir l’énergie et la rĂ©cupĂ©ration musculaire.
  • Le citrate de magnĂ©sium est aussi une forme bien assimilĂ©e.

À l’inverse, l’oxyde de magnĂ©sium, souvent utilisĂ© dans des complĂ©ments de moindre qualitĂ©, est peu absorbĂ© et peu efficace.
Selon la forme utilisĂ©e et la rĂ©ponse individuelle, la supplĂ©mentation en magnĂ©sium peut entraĂźner une sensation de dĂ©tente marquĂ©e, favorisant l’endormissement. C’est pourquoi il peut ĂȘtre prĂ©fĂ©rable de le prendre le soir. De plus, on trouve souvent le magnĂ©sium couplĂ© Ă  deux autres composants : le zinc et la vitamine B6. On le retrouve sur le marchĂ© avec le nom de ZMA ou ZMB.

 

 

La vitamine B6
La vitamine B6 favorise l’absorption du magnĂ©sium et du zinc, ce qui justifie son association avec le ZMB ou ZMA. Elle joue Ă©galement un rĂŽle essentiel dans le mĂ©tabolisme musculaire, le bon fonctionnement du systĂšme nerveux et la rĂ©gulation hormonale.

On la retrouve dans une variĂ©tĂ© d’aliments d’origine animale et vĂ©gĂ©tale. Parmi les sources les plus riches : les abats (foie de bƓuf et de volaille) et les poissons gras. Elle est aussi prĂ©sente dans les viandes blanches, les Ɠufs et les produits laitiers. Du cĂŽtĂ© vĂ©gĂ©tal, il y en a dans les lĂ©gumineuses comme les lentilles et les pois chiches, dans certains olĂ©agineux, ainsi que dans les Ă©pinards, les pommes de terre et les bananes.
Une alimentation variĂ©e permet un bon apport en vitamine B6, mais chez les sportifs, une supplĂ©mentation via le ZMB ou le ZMA pourrait ĂȘtre bĂ©nĂ©fique dans le but de soutenir le mĂ©tabolisme Ă©nergĂ©tique et le systĂšme nerveux.

Le zinc
Le zinc est un oligo-Ă©lĂ©ment essentiel, un minĂ©ral prĂ©sent en petite quantitĂ© dans l’organisme, mais indispensable Ă  de nombreuses fonctions. Il soutient le systĂšme immunitaire, favorise la cicatrisation et intervient dans la production hormonale. GrĂące Ă  ses propriĂ©tĂ©s antioxydantes, il contribue aussi Ă  la santĂ© de la peau, des cheveux et des ongles. De plus, il participe Ă  la synthĂšse des protĂ©ines et au mĂ©tabolisme Ă©nergĂ©tique.

Pour les sportifs, le zinc a donc une importance particuliĂšre, car il favorise la rĂ©paration musculaire, contribue au maintien d’un taux normal de testostĂ©rone dans le sang et optimise la rĂ©cupĂ©ration.
On le retrouve principalement dans les viandes rouges, les fruits de mer, les Ɠufs, les produits laitiers, ainsi que dans certaines lĂ©gumineuses, fruits Ă  coque et graines.
Une alimentation riche en protĂ©ines animales permet d’assurer un bon apport en zinc, mais compte tenu de ses bienfaits, une supplĂ©mentation sous forme de ZMA ou ZMB peut ĂȘtre un moyen efficace d’assurer les besoins plus accrus du sportif.

Le ZMA ou ZMB
En conclusion, consommer du magnĂ©sium en optant pour la forme associĂ©e au zinc et Ă  la vitamine B6 (ZMB ou ZMA) semble ĂȘtre une alternative que tout sportif tirerait profit !

La Créatine

Si je dois recommander un complĂ©ment « performance », c’est sans hĂ©sitation la crĂ©atine !

Souvent perçue Ă  tort comme nĂ©faste pour les reins ou pire, comme une forme de stĂ©roĂŻde, il s’agit en rĂ©alitĂ© d’une molĂ©cule naturellement prĂ©sente dans le corps.
Elle est principalement stockĂ©e dans les muscles sous forme de phosphocrĂ©atine et est composĂ©e de trois acides aminĂ©s : l’arginine, la glycine et la mĂ©thionine.

La crĂ©atine joue un rĂŽle clĂ© dans le cycle Ă©nergĂ©tique en permettant de rĂ©gĂ©nĂ©rer rapidement l’ATP (adĂ©nosine triphosphate), qui est la principale source d’énergie des cellules.

En fait, lors d’une contraction musculaire, l’ATP se dĂ©compose en ADP (adĂ©nosine diphosphate), libĂ©rant ainsi de l’énergie. La phosphocrĂ©atine intervient alors pour retransformer l’ADP en ATP, permettant ainsi de prolonger l’effort physique et de maintenir un niveau d’énergie optimal.

En d’autres termes, la crĂ©atine agit comme une rĂ©serve d’énergie immĂ©diatement disponible pour les efforts courts et intenses.

L’organisme est capable de produire sa propre crĂ©atine grĂące Ă  une synthĂšse qui a lieu dans le foie, les reins et le pancrĂ©as, Ă  partir des trois acides aminĂ©s mentionnĂ©s plus haut.
Cependant, cette production naturelle est souvent insuffisante pour combler les besoins des sportifs, en particulier dans les disciplines nécessitant de la force et de la puissance, comme la musculation.

On trouve de la crĂ©atine dans l’alimentation, principalement dans la viande rouge et le poisson. Bien que ces aliments en contiennent une quantitĂ© significative, il faudrait en consommer plus d’un kilogramme par jour pour atteindre une dose optimale, ce qui est difficilement rĂ©alisable.

C’est pourquoi la supplĂ©mentation en crĂ©atine est particuliĂšrement intĂ©ressante. Elle permet d’optimiser les capacitĂ©s Ă©nergĂ©tiques lors des entraĂźnements en assurant des rĂ©serves de crĂ©atine immĂ©diatement disponibles pour les muscles, elle amĂ©liore la production de force et favorise une meilleure rĂ©cupĂ©ration.
C’est donc un complĂ©ment idĂ©al pour les sportifs pratiquant l’haltĂ©rophilie, les sprints, les sports de force et la musculation.

De plus, la crĂ©atine participe au processus de croissance musculaire grĂące Ă  la rĂ©tention d’eau intracellulaire qu’elle induit. Elle attire l’eau Ă  l’intĂ©rieur des cellules musculaires, ce qui augmente leur volume, favorisant une meilleure hydratation et crĂ©ant un environnement propice Ă  la synthĂšse des protĂ©ines.

En supplĂ©mentation, la crĂ©atine monohydrate est la forme la plus Ă©tudiĂ©e et reconnue pour son efficacitĂ©, c’est donc vers celle-ci qu’il faut se tourner et on la trouve sous forme de poudre ou de gĂ©lules.

Une fausse idĂ©e persiste selon laquelle la crĂ©atine devrait ĂȘtre prise en cycle, avec des phases de charge et des doses plus Ă©levĂ©es. Cela n’est pas nĂ©cessaire. Il est prĂ©fĂ©rable de prendre 3 Ă  5 g de crĂ©atine chaque jour, de maniĂšre rĂ©guliĂšre et de prĂ©fĂ©rence autour de l’entraĂźnement.

Les BCAA

Le terme BCAA est le diminutif de Branched-Chain Amino Acids, qui signifie Acides Aminés à Chaßne Ramifiée.
Les acides aminĂ©s sont les Ă©lĂ©ments constitutifs des protĂ©ines. Il en existe plusieurs types, et certains sont dits « essentiels » car ils ne peuvent pas ĂȘtre synthĂ©tisĂ©s par l’organisme lui-mĂȘme et doivent donc ĂȘtre apportĂ©s via l’alimentation.

Les huit acides aminés essentiels sont : tryptophane, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, valine, leucine et isoleucine.

Parmi les BCAA, on en compte trois : la leucine, l’isoleucine et la valine.
Ils représentent environ 30 % des acides aminés présents dans les muscles et interviennent spécifiquement dans le métabolisme, en particulier dans la récupération et en limitant le catabolisme musculaire.
Ces acides aminĂ©s sont directement utilisĂ©s par les cellules, ce qui leur permet de fournir une source d’énergie rapidement disponible, contrairement aux autres acides aminĂ©s, qui sont principalement mĂ©tabolisĂ©s par le foie.

Lors d’un effort physique, le corps mobilise ses rĂ©serves Ă©nergĂ©tiques. Si les rĂ©serves s’épuisent, l’organisme peut alors dĂ©grader les protĂ©ines musculaires pour fournir de l’énergie. Si l’apport en protĂ©ines et en Ă©nergie n’est pas suffisant pour compenser cette dĂ©gradation, cela a pour effet d’entraĂźner un catabolisme et donc une perte musculaire.

C’est lĂ  que les BCAA sont particuliĂšrement utiles. Étant directement disponibles pour les muscles, ils aident Ă  limiter le catabolisme et fournissent un soutien Ă©nergĂ©tique immĂ©diat. La leucine, en particulier, joue un rĂŽle majeur dans la rĂ©gulation anabolique, car elle stimule la synthĂšse des protĂ©ines et favorise ainsi la reconstruction musculaire aprĂšs l’entraĂźnement.

Toutefois, une sĂ©ance courte et d’intensitĂ© modĂ©rĂ©e n’épuisera pas les rĂ©serves Ă©nergĂ©tiques. La supplĂ©mentation en BCAA devient pertinente lors de sĂ©ances longues, dĂ©passant 1h30.

En musculation, pour tirer pleinement parti des effets, il est conseillĂ© de les prendre autour de l’entraĂźnement. Avant ou pendant la sĂ©ance, ils crĂ©ent un environnement propice Ă  l’anabolisme et aident Ă  prĂ©venir la fatigue. AprĂšs l’effort, ils favorisent la rĂ©cupĂ©ration et la synthĂšse des protĂ©ines. Cependant, dans la plupart des cas, un apport en protĂ©ines – provenant de sources animales ou de whey – aprĂšs l’entraĂźnement est suffisant. Ajouter des BCAA n’est gĂ©nĂ©ralement pas nĂ©cessaire.

Les protĂ©ines animales et la whey sont « complĂštes », c’est-Ă -dire qu’elles contiennent l’ensemble des acides aminĂ©s essentiels et non essentiels et donc les fameux BCAA.

Pour les efforts d’endurance, l’utilisation des BCAA a un intĂ©rĂȘt diffĂ©rent. Ils sont gĂ©nĂ©ralement consommĂ©s pendant et aprĂšs la sĂ©ance pour accĂ©lĂ©rer la rĂ©cupĂ©ration et limiter la dĂ©gradation musculaire.

Sur le marchĂ©, les complĂ©ments de BCAA prĂ©sentent un ratio sous forme de trois chiffres, souvent mesurĂ© en 2:1:1 ou 4:1:1. Ce ratio signifie la proportion de leucine, d’isoleucine et de valine dans le complĂ©ment. La leucine Ă©tant reprĂ©sentĂ©e par le premier chiffre, est gĂ©nĂ©ralement trouvĂ©e en plus grande quantitĂ©, car elle est l’acide aminĂ© le plus impliquĂ© dans la synthĂšse musculaire. Le ratio 4:1:1, bien que plus cher, peut ĂȘtre intĂ©ressant pour une efficacitĂ© maximale, mais le ratio 2:1:1 est souvent suffisant pour la majoritĂ© des pratiquants.

En conclusion, lorsque les sĂ©ances de musculation sont particuliĂšrement intenses et/ou longues, la prise de BCAA pendant l’entraĂźnement peut ĂȘtre un bon moyen de soutenir l’effort.

Mais aussi si l’entraĂźnement se fait Ă  jeun, consommer des BCAA permettra de limiter le catabolisme musculaire. Enfin, si l’apport quotidien en protĂ©ines est insuffisant ou dans le cas d’un rĂ©gime vĂ©gan, les BCAA ont un vĂ©ritable intĂ©rĂȘt.

En revanche, pour des sĂ©ances courtes et peu Ă©prouvantes musculairement, leur utilitĂ© est bien moindre car le corps a des rĂ©serves suffisantes pour tenir l’effort et se restaurer aprĂšs via une alimentation riche en protĂ©ines complĂštes.

La Whey

La whey, aussi appelĂ©e protĂ©ine de petit-lait, est issue du lait de vache. Elle est obtenue lors du processus de fabrication du fromage : le lait se divise en une partie solide (le caillĂ©) et une partie liquide (le lactosĂ©rum ou petit-lait). Le lactosĂ©rum contient principalement de l’eau (environ 94 %), des protĂ©ines, du lactose et une faible quantitĂ© de matiĂšres grasses.

La whey est donc une source de protéines.

Les protĂ©ines sont constituĂ©es d’acides aminĂ©s et sont essentielles pour l’organisme.
Au-delĂ  de leur impact sur le dĂ©veloppement de la masse musculaire, elles assurent des fonctions fondamentales telles que la structuration des tissus (muscles, peau, os), le bon fonctionnement cellulaire, ainsi que la production d’enzymes, d’hormones et d’anticorps.

Puisque l’organisme ne peut pas les fabriquer à partir d’autres nutriments, il est indispensable d’en apporter par l’alimentation

On retrouve des protĂ©ines dans les aliments d’origine animale (viandes, poissons, Ɠufs, produits laitiers) ainsi que dans certaines sources vĂ©gĂ©tales (lĂ©gumineuses, cĂ©rĂ©ales, noix et graines).

Les protĂ©ines animales sont mieux assimilĂ©es et utilisĂ©es par l’organisme pour la construction musculaire, car elles contiennent tous les acides aminĂ©s essentiels en quantitĂ©s suffisantes, contrairement aux protĂ©ines vĂ©gĂ©tales qui peuvent ĂȘtre incomplĂštes.

Chez les pratiquants de musculation, un apport quotidien optimal en protéines est estimé autour de 1,8g par kg de poids corporel.
Si la consommation de protĂ©ines est insuffisante, l’organisme va alors puiser dans ses propres rĂ©serves, et notamment dans la masse musculaire !

Lors des entraĂźnements en musculation, les exercices provoquent des microlĂ©sions au niveau des fibres musculaires. Un apport en protĂ©ines aprĂšs l’effort est essentiel pour favoriser leur rĂ©paration et leur reconstruction. C’est le processus de croissance musculaire.

Consommer de protĂ©ines en poudre ne fait pas « plus de muscles » et en ce sens, les shakers ne sont pas indispensables si l’alimentation est suffisamment protĂ©inĂ©e.
Mais la whey peut prĂ©senter certains avantages, notamment pour son cĂŽtĂ© pratique Ă  consommer. Mais aussi, l’un de ses principaux intĂ©rĂȘts est son atout anabolisant : la whey est digĂ©rĂ©e rapidement et atteint l’intestin en moins d’une heure. Elle contient une forte concentration de BCAA qui participent Ă  la rĂ©cupĂ©ration musculaire et limitent la dĂ©gradation des tissus aprĂšs l’entraĂźnement. Elle est donc idĂ©ale Ă  consommer aprĂšs un entraĂźnement en musculation, mais aussi utile Ă  tout moment de la journĂ©e pour complĂ©ter l’alimentation et combler un apport en protĂ©ines insuffisant.

Il existe plusieurs types de whey, qui se distinguent par leur degré de filtration et leur composition en protéines, glucides et lipides :

La whey concentrée :
C’est la forme la plus courante et la plus accessible, idĂ©ale pour la majoritĂ© des pratiquants. Elle contient environ 80 % de protĂ©ines, le reste Ă©tant constituĂ© de lactose et de lipides.

L’isolat de whey :
Cette forme de whey est plus rapidement assimilable grĂące au processus d’hydrolyse qui casse les liaisons peptidiques facilitant ainsi leur digestion. De plus, l’isolat contient gĂ©nĂ©ralement moins de 1 % de lactose ce qui en fait une excellente alternative pour les intolĂ©rants.

La caséine micellaire :
Contrairement Ă  la whey, qui est rapidement assimilĂ©e, la casĂ©ine se digĂšre lentement, permettant ainsi une diffusion prolongĂ©e des acides aminĂ©s dans le sang. Elle possĂšde donc un effet anti-catabolique, elle est souvent consommĂ©e le soir avant le coucher afin de limiter la dĂ©gradation musculaire nocturne. Sa teneur en lactose est faible comme pour l’isolat de whey.
Le lait est une source importante de caséine (80% contre 20% de whey).

Le choix d’une whey dĂ©pend des besoins et des prĂ©fĂ©rences de chacun. Pour la plupart des pratiquants, la whey concentrĂ©e est idĂ©ale avec un bon rapport qualitĂ©/prix. En cas de mauvaise tolĂ©rance au lactose, l’isolat peut ĂȘtre une alternative Ă  privilĂ©gier.

Les Multivitamines

Mon avis sur les multivitamines est partagĂ©, et pour ma part, je n’en consomme pas, du moins pas de maniĂšre rĂ©guliĂšre.

Je te fais part de mon point de vue personnel tout en rappelant que, comme pour tous les compléments, leur utilité dépend des besoins individuels de chacun.

Les multivitamines sont largement rĂ©pandus sur le marchĂ©. Bien qu’ils ne puissent pas faire de mal, le problĂšme est que la plupart contiennent une multitude de vitamines et minĂ©raux en quantitĂ©s souvent sous-optimales. Il est facile de comprendre pourquoi: comment une seule capsule pourrait-elle contenir toutes ces vitamines aux dosages rĂ©ellement efficaces ?

De plus, sous l’influence des stratĂ©gies marketing, les formulations sont souvent dĂ©sĂ©quilibrĂ©es : certaines vitamines y sont surdosĂ©es, alors que d’autres sont en trop faible quantitĂ©. La rentabilitĂ© pousse les fabricants Ă  privilĂ©gier les nutriments les moins coĂ»teux -comme la vitamine C ou certaines vitamines du groupe B, au dĂ©triment d’autres plus chers Ă  produire, comme le magnĂ©sium ou la vitamine D.

Les multivitamines sont des formules globales et n’ont rien d’individualisĂ©. Bien que nous puissions tous ĂȘtre sujets Ă  des dĂ©ficits en certains micronutriments, cela n’est pas systĂ©matique pour toutes les vitamines et minĂ©raux. Par consĂ©quent, ce cocktail vitaminĂ© standardisĂ© peut entraĂźner des apports inutiles voire excessifs de certains nutriments dont l’organisme n’a pas besoin, ou nous donner l’illusion d’un apport bĂ©nĂ©fique dans l’un d’eux, alors qu’il est en rĂ©alitĂ© sous-dosĂ©.

De plus, certaines vitamines et minĂ©raux interfĂšrent entre eux lorsqu’ils sont pris simultanĂ©ment. Par exemple, un excĂšs de calcium peut limiter l’absorption du fer, tandis que le zinc entre en compĂ©tition avec le cuivre.
Cet aspect est rarement pris en compte dans la formulation des multivitamines standards.

Cependant, dans le cas d’une alimentation trĂšs pauvre en micronutriments – par exemple, si une personne ne consomme pas ou peu de source de fruits et de lĂ©gumes – une complĂ©mentation en multivitamines me semblent ĂȘtre essentielle pour Ă©viter certaines carences graves.
Dans le contexte d’une alimentation trĂšs peu variĂ©e, c’est une solution Ă  envisager, bien que l’idĂ©al reste toujours d’amĂ©liorer son alimentation pour obtenir les vitamines et minĂ©raux de sources naturelles.

Pour ĂȘtre plus certain des vitamines et minĂ©raux qui pourraient rĂ©ellement ĂȘtre bĂ©nĂ©fiques pour soi, il est prĂ©fĂ©rable de faire une prise de sang afin de diagnostiquer les potentiels dĂ©ficits.

En ce sens, je préfÚre personnellement me complémenter de maniÚre ciblée, si nécessaire.

Les Boosters et autres stimulants

IndĂ©modables, les boosters ou preworkouts se vendent souvent mieux que certains complĂ©ments destinĂ©s Ă  la santĂ©. Ils reprĂ©sentent un marchĂ© continuellement en croissance, avec une large gamme d’arĂŽmes et des compositions variables.

La plupart contiennent une combinaison de molécules visant améliorer la performance avec notamment :

‱ CafĂ©ine : stimule la vigilance, l’Ă©nergie et la concentration
‱ BĂȘta-alanine : aide Ă  neutraliser l’acide lactique dans les muscles, retardant ainsi la fatigue musculaire
‱ Citrulline : favorise la production d’oxyde nitrique, amĂ©liorant la circulation sanguine et l’apport en oxygĂšne et nutriments aux muscles
‱ Arginine : contribue Ă©galement Ă  la production d’oxyde nitrique, optimisant la circulation sanguine
‱ Tyrosine : amĂ©liore la concentration et rĂ©duit la perception de la fatigue mentale
‱ CrĂ©atine : favorise la production d’ATP essentielle pour l’énergie musculaire
‱ L-Carnitine : facilite la transformation des graisses en Ă©nergie
‱ Guarana et thĂ© vert : offrent un effet stimulant supplĂ©mentaire
‱ Taurine : contribue à l’hydratation des cellules musculaires
‱ Vitamines et minĂ©raux : soutiennent le mĂ©tabolisme et l’hydratation

Un cocktail prometteur pour une sĂ©ance efficace ! Mais au prix d’un sommeil perturbĂ© ?

Faut-il masquer la fatigue ?

La vraie question est de savoir pourquoi on veut prendre un booster. Parce qu’on se sent Ă©puisĂ© et qu’il faut quand mĂȘme s’entraĂźner ?

La premiĂšre solution face Ă  un manque d’énergie important et passager, c’est d’envisager le report de la sĂ©ance. Si l’on se sent vraiment Ă©puisĂ©, pourquoi ne pas s’accorder un jour de repos et dĂ©caler l’entraĂźnement au lendemain ? Cela arrive Ă  tout le monde ponctuellement. Bien sĂ»r, cela ne doit pas devenir une excuse rĂ©currente, et si la fatigue est frĂ©quente, il est important d’en identifier les causes.

A vrai dire, prendre un stimulant occasionnellement, lors d’une journĂ©e de gros coup de mou, n’a rien de dramatique. Cependant, le boost radical qu’il procure peut facilement inciter Ă  rĂ©itĂ©rer. Et lorsqu’on commence Ă  en prendre Ă  chaque sĂ©ance, on dĂ©veloppe rapidement le sentiment que sans ça, on ne peut plus ĂȘtre performant. Cette dĂ©pendance psychologique s’accompagne souvent d’une accoutumance physiologique : le corps s’habitue petit Ă  petit, et les doses doivent ĂȘtre augmentĂ©es pour obtenir les mĂȘmes effets stimulants.

Un autre problĂšme se pose lorsque l’on s’entraĂźne en fin de journĂ©e. Consommer un booster – mais aussi du cafĂ© – Ă  ce moment-lĂ  peut nuire Ă  la qualitĂ© du sommeil qui va suivre. La cafĂ©ine a une demi-vie moyenne de trois Ă  cinq heures, selon les individus. Ses effets peuvent donc durer bien plus longtemps, le temps qu’elle soit entiĂšrement Ă©liminĂ©e.
MĂȘme si l’on parvient Ă  s’endormir normalement, le sommeil est de moins bonne qualitĂ©, ce qui impacte directement la rĂ©cupĂ©ration. Pour limiter cet effet, il est recommandĂ© d’arrĂȘter la cafĂ©ine aprĂšs 15 heures.

La cafĂ©ine est un outil puissant qui peut ĂȘtre utile lorsqu’elle est utilisĂ©e intelligemment. Mais pour cela, il est essentiel de faire la distinction entre une vĂ©ritable fatigue physiologique et une sensation de fatigue artificielle et psychologique, oĂč le cerveau rĂ©clame un apport en cafĂ©ine en raison d’une accoutumance. Souvent, les « coups de barre » coĂŻncident avec les heures habituelles de consommation de café : ce n’est pas un vĂ©ritable manque d’Ă©nergie.

Une consommation modĂ©rĂ©e et raisonnĂ©e permet de profiter pleinement de l’effet boostant de la cafĂ©ine quand cela est nĂ©cessaire.

Dans le cas d’une fatigue persistante, il faut chercher à comprendre les causes au lieu d’augmenter les doses de stimulants. Au risque de tomber dans un cercle vicieux :
fatigue ressentie → prise de stimulant → moins de sensation de fatigue → mais un sommeil perturbĂ© et de moins bonne qualitĂ© → rĂ©cupĂ©ration altĂ©rĂ©e → accumulation de fatigue → augmentation des stimulants (…)

Chercher les causes, c’est se poser des questions !
Le sommeil est-il rĂ©parateur ? Avec suffisamment d’heures effectives Ă  dormir ? Les couchers et levers sont-ils Ă  horaires fixes ? L’environnement est-il optimal pour favoriser le sommeil ? Suis-je encore sous les effets de stimulant(s) ?
L’entraĂźnement est-il placĂ© au bon moment de la journĂ©e ? Et si l’énergie est faible en fin de journĂ©e, un entraĂźnement matinal serait-il envisageable ?
L’alimentation est-elle adaptĂ©e ? Les apports nutritionnels sont-ils suffisants ? Les apports en glucides sont-ils bien rĂ©partis autour des sĂ©ances ? Est-ce que les aliments consommĂ©s sont bien digĂ©rĂ©s ? (
)

Prendre des boosters uniquement pour masquer la fatigue n’est pas une solution. Une fatigue chronique doit ĂȘtre prise en compte et non dissimulĂ©e.
Les performances ne dĂ©pendent pas de la prise d’un pre workout, bien que son effet psychologique puisse nous conditionner Ă  nous sentir plus prĂȘts pour la sĂ©ance. C’est une perception trompeuse.

En conclusion, je ne recommande pas spĂ©cialement les boosters. En cas de baisse d’énergie passagĂšre, un bon cafĂ© reste la meilleure option, Ă  condition d’éviter de le consommer en soirĂ©e.

Il est essentiel d’ĂȘtre Ă  l’écoute de son corps et des Ă©ventuels signaux de fatigue qu’il envoie, mieux vaut identifier la cause plutĂŽt que de la masquer avec un stimulant.

Si l’énergie vient Ă  manquer un jour, il peut ĂȘtre judicieux de reporter l’entraĂźnement au lendemain plutĂŽt que de prendre un booster, qui pourrait perturber le sommeil et la rĂ©cupĂ©ration, aggravant ainsi la fatigue au lieu de permettre une restauration.

Les régimes spéciaux

Mes recommandations sont adressĂ©es dans l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral des pratiquants de musculation, mais elles peuvent s’avĂ©rer encore plus nĂ©cessaires dans le cadre de rĂ©gimes tels que le vĂ©gĂ©tarisme ou le vĂ©ganisme. L’apport restrictif en protĂ©ines animales peut compromettre la synthĂšse de tous les acides aminĂ©s essentielles. Ainsi, complĂ©menter son alimentation avec de la whey ou un autre type de protĂ©ine en poudre de source vĂ©gĂ©tale avec un profilage d’acides aminĂ©s complet, comme avec le mĂ©lange riz-pois par exemple, est d’autant plus important. De mĂȘme que la supplĂ©mentation en BCAA est d’autant plus conseillĂ©e pour assurer l’apport de ces acides aminĂ©s essentiels et la crĂ©atine Ă©galement. En fonction de l’alimentation, il peut ĂȘtre pertinent d’envisager un apport exogĂšne en vitamines B6, en vitamine B12 (non citĂ©e mais essentielle et trĂšs souvent dĂ©ficiente dans les rĂ©gimes vĂ©gans), en zinc, en omĂ©ga 3 et en vitamine D.

Il n’existe pas de collagĂšne d’origine vĂ©gĂ©tale puisqu’il provient de sources bovines ou de marines. Cependant, des alternatives vĂ©gan stimulant la production naturelle de collagĂšne dans le corps se trouvent dans le marchĂ©. Ces complĂ©ments contiennent les prĂ©curseurs et cofacteurs nĂ©cessaires Ă  la synthĂšse du collagĂšne, notamment avec la glycine, la proline, la vitamine C, le silicium et le zinc/cuivre.

Comme mentionné plus haut, au-delà des régimes végan ou végétalien, une alimentation faible en micronutriments renforce le besoin de se supplémenter en multivitamines.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que tout rĂ©gime restrictif est propice Ă  des carences. L’alimentation est propre Ă  chacun et les complĂ©ments doivent ĂȘtre adaptĂ©s aux besoins individuels. On peut choisir d’optimiser ses apports en nutriments via notre alimentation et ainsi limiter le besoin de supplĂ©ments et sinon opter pour une supplĂ©mentation plus importante.

Enfin, la posologie doit ĂȘtre respectĂ©e !

 

Posologie

Si les carences peuvent avoir de rĂ©els effets dĂ©lĂ©tĂšres sur la santĂ©, impactant directement le systĂšmes immunitaire, hormonal, musculaire, tĂ©gumentaire, cardiovasculaire et nerveux, certaines vitamines ne doivent pas ĂȘtre surdosĂ©es.
Ainsi, il est important de suivre les recommandations prescrites, notamment pour les vitamines A, D, E et K, ainsi que pour certains minĂ©raux comme le fer, le zinc, le sĂ©lĂ©nium et l’iode, dont un excĂšs peut ĂȘtre aussi problĂ©matique qu’une carence. La vitamine D est cependant rarement surdosĂ©e via l’alimentation ou les complĂ©ments classiques, sauf en cas de doses extrĂȘmement Ă©levĂ©es.

Concernant les complĂ©ments comme la crĂ©atine ou les BCAA, une surconsommation n’a pas d’impact nĂ©gatif sur la santĂ©, si ce n’est sur le portefeuille ! Le corps, ne pouvant pas stocker ces Ă©lĂ©ments au-delĂ  de ses besoins, il Ă©limine simplement l’excĂ©dent via l’urine. Prendre des doses plus grandes que nĂ©cessaires revient donc littĂ©ralement Ă  jeter son argent aux toilettes !

Surdoser les omĂ©ga-3 semble vĂ©ritablement difficile au vu de notre alimentation moderne dĂ©sĂ©quilibrĂ©e en faveur des omĂ©ga-6. Mieux vaut en consommer lĂ©gĂšrement plus que pas assez. Prendre des omĂ©ga-3 en capsules revient Ă  consommer des huiles de qualitĂ©, riches en omĂ©ga-3 et dĂ©barrassĂ©es des rĂ©sidus toxiques. L’avantage des complĂ©ments est qu’ils garantissent ces critĂšres, surtout s’ils sont certifiĂ©s EPAX et prĂ©sentent un indice Totox faible – ce qui n’est pas toujours le cas des huiles disponibles dans le commerce. La bonne maniĂšre de faire est de dĂ©finir une dose adaptĂ©e en regard de ses apports journaliers et du ratio omĂ©ga-3/6 et de la maintenir quotidiennement.

La complĂ©mentation en collagĂšne ne reprĂ©sente aucun risque pour la santĂ©, mĂȘme Ă  des doses supĂ©rieures aux apports standards. Je suggĂšre mĂȘme d’augmenter les doses recommandĂ©es, d’autant plus en cas de blessures ou de douleurs articulaires. Notre alimentation actuelle manque largement de collagĂšne, il est donc important de compenser ce dĂ©ficit en consommant des quantitĂ©s suffisantes. Cela n’entraĂźne aucun effet toxique et prĂ©sente des bĂ©nĂ©fices Ă  titre prĂ©ventif.

Enfin, la quantitĂ© de whey doit ĂȘtre adaptĂ©e en fonction des besoins alimentaires individuels. Elle sert principalement Ă  complĂ©ter l’apport en protĂ©ines lorsqu’on peine Ă  atteindre son quota journalier. Que l’on prenne un ou deux shakers, ou aucun, cela dĂ©pend des besoins de chacun, l’objectif Ă©tant de respecter l’apport global quotidien en protĂ©ines.
Contrairement aux idĂ©es reçues, consommer plus de protĂ©ines que nĂ©cessaire, notamment sous forme de shaker (le fameux shaker anabolique), ne favorise pas une prise de muscle supĂ©rieure. Il existe un seuil optimal d’assimilation propre Ă  chaque individu qui correspond Ă  environ 1,8 g de protĂ©ines par kg de poids corporel. Au-delĂ  de ce seuil journalier, l’excĂšs devient inutile, et le corps convertit les acides aminĂ©s « de trop » en glucose ou en acides gras pour les stocker sous forme d’énergie.

Conclusion

Bien que je sois une fervente partisane d’une alimentation saine, brute et diversifiĂ©e visant un Ă©quilibre optimal en macro et micronutriments, j’estime que les complĂ©ments alimentaires ont un intĂ©rĂȘt pour tous et pas seulement pour les pratiquants de sport. Je suis convaincue qu’aujourd’hui il est difficile de couvrir l’ensemble de ses besoins nutritionnels, du moins en quantitĂ©s suffisantes, via notre alimentation modernisĂ©e et inĂ©vitablement appauvrie en nutriments.

La supplĂ©mentation doit ĂȘtre perçue comme un vĂ©ritable outil, et non comme une solution de facilitĂ© destinĂ©e Ă  compenser une alimentation dĂ©sĂ©quilibrĂ©e (pour ne pas dire chaotique). S’intĂ©resser Ă  ce que l’on consomme quotidiennement c’est ĂȘtre intĂ©ressĂ© par sa santĂ©.
Les complĂ©ments sont d’un vrai soutien lorsqu’ils sont adaptĂ©s aux besoins individuels.

Cela est d’autant plus vrai pour les sportifs, dont les dĂ©penses Ă©nergĂ©tiques et les pertes de minĂ©raux via la transpiration sont d’autant plus consĂ©quentes et augmentent les besoins nutritionnels. L’exposition aux risques de carences est plus Ă©levĂ©e. Mieux vaut prĂ©venir ces dĂ©ficits plutĂŽt que d’avoir Ă  les corriger une fois qu’ils impactent dĂ©jĂ  la santĂ© et les performances.

Toutefois, accumuler des complĂ©ments en tout genre sans rĂ©elle comprĂ©hension de leur utilitĂ© n’est pas non plus la solution.

La liste proposĂ©e dans cet article constitue une bonne base pour dĂ©buter une supplĂ©mentation soutenant la pratique de la musculation. Elle regroupe les essentiels qui sont bĂ©nĂ©fiques pour la performance mais surtout pour la santĂ©. Cela Ă©vite de cĂ©der aux promesses marketing parfois trompeuses de l’industrie des complĂ©ments, vendant toutes les pilules inimaginables comme indispensables aux rĂ©sultats.

Evaluer prĂ©cisĂ©ment ses besoins en vitamines et autres minĂ©raux requiert une prise de sang (et d’autres examens propres Ă  certains minĂ©raux) pour rĂ©vĂ©ler les Ă©ventuelles carences et se fait sous l’accompagnement d’un professionnel de santĂ©.

J’encourage Ă  utiliser les complĂ©ments mentionnĂ©s dans cet article, sans risque aux doses recommandĂ©es et qui pourront dĂ©jĂ  soutenir la santĂ© de maniĂšre efficace. J’en suis la premiĂšre consommatrice depuis des annĂ©es et en ressens les bienfaits au quotidien.

Je tiens Ă  prĂ©ciser un point qui revient souvent dans les question que je reçois : je ne prends pas en compte la valeur calorique des complĂ©ments, Ă  l’exception de la whey, qui reprĂ©sente un apport alimentaire direct. Il n’y a pas de sens Ă  vouloir considĂ©rer ces calories superflues. Les complĂ©ments que nous choisissons de prendre sont consommĂ©s de maniĂšre rĂ©guliĂšre tout au long de l’annĂ©e, et leur moindre apport calorique reste stable et constant et n’a pas d’incidence sur l’objectif de prise ou de perte de poids. Celui-ci se dĂ©finit via l’alimentation en tant que telle.

Il existe des centaines de marques, et il est essentiel de vĂ©rifier leur fiabilitĂ© via les certifications officielles, la conformitĂ© aux normes europĂ©ennes, ainsi que la composition des produits. Aussi par l’analyse des ingrĂ©dients, mais si cela est trop compliquĂ©, consulter les avis d’experts et de consommateurs est dĂ©jĂ  un point de dĂ©part.

À titre personnel, et sans influence extĂ©rieure, je me supplĂ©mente principalement avec la boutique en ligne « SuperPhysique Nutrition », une marque française prĂŽnant une approche saine et naturelle de la musculation. Je recommande Ă  100% cette petite entreprise qui propose des complĂ©ments de haute qualitĂ©, sans Ă©dulcorants ni additifs inutiles, Ă  des prix trĂšs abordables et surtout qui affiche une transparence totale sur la traçabilitĂ© des ingrĂ©dients.

Par le passé, je consommais exclusivement les produits de chez « Nutrimuscle », marque renommée française également et reconnue pour son engagement envers des ingrédients non dénaturés, sans additifs et avec une rigueur en matiÚre de traçabilité.

Je continue d’acheter leur collagĂšne bovin ainsi que de temps Ă  autre leur magnĂ©sium qui se trouve sous forme isolĂ©e (sans association comme via le ZMA ou ZMB).

Dans l’envie de soutenir une plus petite entreprise authentique – et plus que cela, une communautĂ© ! – je me suis naturellement tournĂ©e vers SuperPhysique Nutrition.

Libre Ă  chacun de choisir ses fournisseurs et d’adhĂ©rer aux valeurs qui lui correspondent. Cependant, si vous cherchez des rĂ©fĂ©rences sĂ»res, vous pouvez vous tourner les yeux fermĂ©s vers ces deux marques de confiance : le travail de vĂ©rification vous a Ă©tĂ© prĂ©mĂąchĂ©Â đŸ˜‰